Capacity Development, Gender, and ICTs in Agriculture


Organised by: Wougnet, FAO


Why is improving women's access to ICTs critical for agricultural development? What happens if we continue to ignore the usual gender gap and perpetuate it within the ICT4Ag field? What can stakeholders do to address the gender challenges in the use of ICTs, such as social expectations and roles, women's poor educational status, limited time and resources, among others?

The session seeks to address capacity strengthening and stakeholder empowerment for improved engagement in agriculture and rural development (ARD) and in related policy processes.

Issues to be discussed include: ICTs as enablers of communication, exchange of information and resources among the Value Chain actors; empowerment through ICTs for efficient/effective ARD activities; gender mainstreaming through ICTs for efficient/effective ARD activities; monitoring and assessing the impacts of ICTs for ARD projects/programmes.

Other crosscutting issues of particular interest include what needs to be done in ICT for agriculture initiatives to take into consideration gender issues (access to, use and control of ICTs by both men and women). Expert perspectives and on-the-ground experiences from ADJ, AGRO-TIC-DEV, FAO, Nununa Federation, PAVAF and WOUGNET will be used to steer the discussion.

Nov 5, 15:30 - 17:00
Room: Bulera
Stream: Capacity Strengthening

Sessions Chair


Chair of the session is Dorothy Okello
Founder, Women of Uganda Network (WOUGNET)

Profiling of WOUGNET's activities in this area in particular our focus on a gender perspective in our works. We shall be sharing our activities.

WOUGNET will also benefit from networking with like-minded organisations from all over the world - and exploring opportunities for new partnerships.


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Presentations


Le Genre et les technologies mobiles pour soutenir la filière oignon au Burkina Faso


Le Programme d’Alimentation des villes par l’Agriculture Familiale (PAVAF) appuie le développement d’activités de production, de conservation de l’oignon et le renforcement des capacités des organisations de base pour la commercialisation dans la province de l’Oudalan afin de sécuriser l’approvisionnement des centres urbains du Burkina Faso en oignons de qualité, d’améliorer et de diversifier les revenus de 500 producteurs et productrices ruraux. Un volet genre a été introduit au programme afin de mettre en évidence les inégalités de genre existant dans la zone d’intervention, d’élucider les principaux obstacles à l’autonomisation des producteurs et productrices et proposer des stratégies adéquates pour une prise en compte des intérêts de chaque groupe spécifique. Suite au diagnostic de départ ayant permis d’avoir une situation de référence des inégalités de genre (collecte de données à l’aide du téléphone portable), un plan d’accompagnement a été élaboré et les actions suivantes ont été mise en œuvre :

  • La formation de ressources genre au niveau local (encadreurs agricoles, animateurs-trices des groupements, animateurs-trices des centres d'alphabétisation, médias locaux …) et mise à disposition d’outils d’intégration du genre dans les activités d’animation et de formation à l’endroit des groupements de production et de leurs communautés ;
  • Animation de séances de Sensibilisation en genre avec la participation de toutes les sensibilités concernées par les problèmes genres identifiés lors du diagnostic (utilisation de l’expérience du projet FAO/Dimitra : les clubs d’écoute, la radio communautaire, les téléphones portables, les images, front line SMS);
  • Suivi de l’évolution des changements relatif au genre à l’aide d’une base de données informatique ;
  • Capitalisation et diffusion de l’expérience en genre à l’aide du blog.


Efficacité de l'utilisation de la téléphonie mobile dans l'encadrement des producteurs ruraux dans l'Ouest du Cameroun  


L’agriculture est le seul secteur d’activité qui emploie plus de 70% de la population active en milieu rural. Cependant, les nouvelles réformes au lendemain de la crise économique et l’ajustement structurel, n’ont pas associé significativement les besoins des producteurs. Notamment la mise en place des infrastructures de développement (agricole). Ceci a exclu un bon nombre de paysans à l’accès aux services de base. A l’ouest du Cameroun, les villages sont distancés et le taux d’encadrement des producteurs est faible car on a environ 250 producteurs pour un animateur. Qui fait que le contact avec les paysans devient de plus en plus difficile. Les conséquences sur les rendements et la sécurité alimentaire ne sont plus à démontrer. Pour pallier ce problème, nous avons expérimenté l’utilisation de la téléphonie mobile dans l’encadrement. Environ 90% des producteurs ont un téléphone portable dans la plupart des régions. Il s’agissait de diffuser auprès des producteurs la téléphonie mobile. Ainsi dans les zones d’accès difficile, le téléphone portable a été utilisée pour la vulgarisation. Les producteurs ont ainsi reçu des appels et des messages sur la disponibilité des semences améliorées, l’évolution des maladies porcines ainsi que des prix des denrées agricoles sur les marchés locaux. Sur le plan technique, aussitôt que le producteur fait face à une difficulté, il appelle l’agent d’encadrement et pose directement son problème. Une réponse lui est aussitôt donnée ou donnée ultérieurement par le même canal. Mais les producteurs n’ayant pas le téléphone portable ne peuvent directement bénéficier de ce service. Les femmes et les jeunes ruraux sont les plus touchés à cause de leur faible niveau d’étude. Plusieurs producteurs ayant le téléphone portable ne savent pas utiliser la fonction SMS. Pour ce faire, il serait important que les producteurs utilisent le téléphone comme un outil pour leurs activités.


Gender and ICT constraints on agriculture and rural development for rural women in northern Uganda


Rural women play a key role in supporting their households and communities in achieving food and nutrition security, generating income, and improving rural livelihoods and overall well-being. They contribute to agriculture and rural enterprises and fuel local and global economies. As such, they are active, yet every day, around the world, rural women and girls face persistent structural constraints that prevent them from fully enjoying their human rights and hamper their efforts to improve their lives as well as those of others around them (UN Women’s Watch). Addressing the structural and socio- economic factors by involving men is crucial. The perceptions, attitudes and stereotypes against females constitute the biggest challenges to addressing gender issues. WOUGNET projects in Agriculture and entrepreneurships have taken care of these challenges and as such we focused on creating awareness around the overall issues of gender, involving men in discussions and projects at a ratio of 70-30% in favor of females, building capacity of women, men, policy makers and all stakeholders involved in the agricultural and rural development. Issues that arose from these interventions culminates into the development of policy briefs, papers, conferences and reports for engagement at local and national level. Description of what will be done. WOUGNET will organize a panel session during the conference on the topics as it relates to Gender issues into Agriculture and Rural development- presenting experiences of the real issues that limits as well as fosters women’s ability to use ICTs and access ICT services especially those in rural areas •There will be a Panel Discussion of experts led by Women of Uganda Network (WOUGNET) together with partners such as the Food and Agriculture Organization, Arid Lands Information Network, Kenya Telecenter Network to present papers and have a discussion as relates to the presentations. The presentations from these partners will bring on table the Gender issues into ICTs and agriculture and rural development capturing their own field experiences. WOUGNET will make a presentation on Gender issues into Agriculture and also Chair and moderate the sessions. The WOUGNET Gender and ICT Policy Program Head will be in charge of the whole sessions. It is expected that the panel of expert discussion will take about 90 minutes and each of the 4 panelists will present for 15 minutes and the remaining 30 minutes will be for discussions and questions. WOUGNET will also organize a side event and under this event, gender analysis skills training will be conducted by experienced WOUGNET gender staff and one trainer. This side event will be conducted for a half a day and the main objective would be to expose participants to the overall concept of gender and equip participants with skills in gender analysis and mainstreaming into programs and activities. WOUGNET will develop reports out of the discussions and side events and also will develop policy briefs highlighting key issues emerging out of the conference.
 
 

Organization : Wougnet

Renforcement de capacités des membres à travers les TIC


La Fédération Nununa est une coopérative de productrices de beurre de karité et de sésame créée depuis 2001. Elle compte 4771 membres répartis dans 115 Groupements Féminins soit 9 unions et intervient dans les Provinces de la Sissili et du Ziro de la région du Centre-Ouest du Burkina Faso. Depuis 2011, la Fédération Nununa est porteur d’un projet dénommé « Voix de Femmes » dont l’un des trois objectifs est de renforcer les connaissances et les compétences de ses membres à travers l’information et la communication. Ainsi des Centres de Formation, d’Information et de Communication (CFIC) sont installés au sein des unions communales et chargés de faciliter la communication et la diffusion de l’information aux groupements et aux membres individuels à travers les TIC. Ces 7 centres sont équipés avec des lecteurs multimédias; des vidéoprojecteurs; des disques durs externes; des imprimantes noir/blanc; des casques de communication; des groupes électrogènes; des appareils photos numériques et des modems de connexion internet. L’acquisition de ces équipements a permis de réduire les coûts de communication, d’économiser en temps et en carburant (les conseillers techniques parcouraient environ 70 km pour imprimer leurs documents au siège, recevoir ou transmettre certaines informations) et de sécuriser les données grâce aux disques dures externes. Les kits d’animation ont permis de passer de la simple diffusion de documents et de messages à des échanges dynamiques avec les décideurs et les membres à la base. Les activités de formation et de sensibilisation ont connu une grande amélioration en ce sens que les connaissances acquises sont davantage gravées dans la mémoire des femmes. Les TIC facilitent l’apprentissage et offrent aux membres de la Fédération des sessions de formations animées (texte, audio, image) et de partage d’information sur la vie de la coopérative, de nouvelles aptitudes, de nouvelles façon d’échanger et de participer aux rencontres. Les séances de renforcement de capacité des employés sur les TIC (serveur, modems de connexion, outils d’animation multimédias, internet) les ont permis de développer des aptitudes quand à l’utilisation de ces outils et d’être plus performants dans leurs activités.


Permettre au femme l'accès à la terre et à la formation


Œuvre essentiellement afin de permettre aux femmes l’accès à la terre et à la formation . Envoyer les filles à l’école et offrir un encadrement aux femmes analphabètes serait gage d’une agriculture rurale performante pour les pays africains. Cette formation doit prendre en compte les réalités et les besoins sociaux économiques du pays. Donner aux femmes et aux hommes les mêmes droits. Le droit foncier doit reconnaître aux populations vivant en milieu rural le droit à la terre et leur permettre de faire des activités répondant à leurs besoins. Cette lutte ne sera gagner que lorsque les femmes se regrouperont en coopérative pour défendre leurs droits afin de saisir les opportunités que le monde d’aujourd’hui leur procure. L’État doit jouer un rôle très fort car il doit encourager les femmes dans cette lutte en leur apportant le soutien nécessaire. Les TIC seront un outil au service des femmes qu’elles pourront utiliser. Pour cela l’accent doit être mis encore sur les formations et sur l’encadrement. Les TIC doivent être un moyen d’encadrement et de formation des femmes car elles pourront trouver des solutions à des nombreuses questions. Grâce aux TIC elles pourront évaluer les besoins du marché sur le plan national qu’international afin d’éviter la surproduction de leurs produits.   Les TIC doivent être au cœur des activités des agricultrices en milieu rural et leurs permettre de faire face aux besoins réels du marché.  C’est pourquoi la formation des femmes devient impératif et surtout leur encadrement.